La désimpro

L’Humain

L’improvisation théâtrale au service de la prévention des addictions

Article à retrouver sur Décideurs Magazine

 

À l’origine du spectacle improvisé, se trouve la Commedia dell’arte : un genre théâtral d’origine italienne qui existe depuis cinq siècles. Les représentations pouvaient se baser sur un cadre écrit, tout en laissant libre cours à la créativité et à la poésie dans les dialogues. On y retrouve des personnages récurrents, aux traits typiques et à la catégorie sociale marquée… Comme en entreprise ?

À l’origine du spectacle improvisé, se trouve la Commedia dell’arte : un genre théâtral d’origine italienne qui existe depuis cinq siècles. Les représentations pouvaient se baser sur un cadre écrit, tout en laissant libre cours à la créativité et à la poésie dans les dialogues. On y retrouve des personnages récurrents, aux traits typiques et à la catégorie sociale marquée… Comme en entreprise ?

 

De nouvelles pédagogies participatives et ludiques
Les tendances actuelles en matière de pédagogie sont à la rapidité (modules courts), à la concrétisation (mise en pratique immédiate des savoirs) et la personnalisation (la formation s’adapte aux participants et non l’inverse). Parallèlement à cela, l’apprentissage ne cesse de devenir de plus en plus ludique, cohésif et humain. Pour ces raisons, le monde de la formation en milieu professionnel a pris un coup de jeune, jusqu’au retour à l’enfance : jeux de rôle, jeux de cartes, de plateau… Et s’il était plus facile d’apprendre avec un pion dans les mains plutôt qu’avec un stylo ? C’est le principe de l’apprentissage par l’expérience : on joue, on teste, on simule, et on retient le cheminement autrement qu’en le notant sur son carnet.

Les acteurs de la formation l’ont bien compris : oui au e-learning et autre gamification(1) digitale, mais le succès de ces sessions dématérialisées ne se fera pas sans un retour régulier et récurrent au présentiel d’autant plus sur des sujets aussi sensibles que ceux des problématiques d’addictions en milieux professionnels. Cependant, ce ne sera peut-être plus sur une chaise mais sur un coussin de méditation, ce ne sera peut-être plus dans une salle de formation mais dans un théâtre. Le croisement des nombreuses possibilités de pédagogie par l’expérience offre une vraie richesse et un véritable enthousiasme/adhésion dans la formation professionnelle continue.

« Le monde entier est un théâtre, et, tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs »
Shakespeare

Se tourner vers une conscience de sa participation
Parmi tous les outils que nous pourrions évoquer, l’improvisation théâtrale est l’un des plus pertinents aujourd’hui. Trois arguments à cela :
1. Les formations « par l’impro » ne sont pas que « présentielles », elles demandent concrètement une vraie présence. Les participants ne sont que très peu en posture passive : quand ils ne jouent pas, ils doivent écouter pour peut-être rejoindre leurs collègues sur scène, à n’importe quel moment. C’est un effort de concentration peu habituel et très efficace.
2. L’impro ne s’improvise pas mais s’adapte à tout : pour une formation de 3 heures ou de 3 jours, pour parler de sujets légers ou sérieux, pour des participants qui se connaissent ou pas du tout… Une seule exigence logistique : un espace dégagé où l’on peut se déplacer librement et se sentir autorisé à faire entendre sa voix.
3. Enfin, c’est peut-être l’aspect mémorable de l’expérience qui ancre encore plus profondément les apports de l’improvisation. Les résultats d’une étude évoquaient que la peur de parler en public était plus souvent citée que… la peur de mourir ! Alors se lancer dans un jeu de rôle, peut-être même filmé, devant ses collègues relève parfois d’un saut dans le vide ! Mais, et c’est là où l’improvisation est un outil formidable : pas de prise de risque réelle ; un bon formateur assure un cadre bienveillant et sans jugement. Il trouve les exercices justes, afin que ce « saut dans le vide » soit vécu comme une progression adaptée, et pour autant, dont on peut être fier !

Sensibiliser au sujet complexe de l’addictologie grâce au théâtre
Si l’improvisation et les autres disciplines théâtrales sont connues pour former à la communication orale, ces outils ont beaucoup d’autres applications. Associés à des sujets plus techniques et plus sensibles, ils viennent mettre en lumière des apprentissages théoriques et permettent aux participants de se projeter dans la mise en application concrète des conseils reçus.
Le sujet de l’addictologie en entreprise est à la fois sensible, complexe, encadré et, bien entendu, extrêmement humain. Les participants suivent d’abord une formation théorique en addictologie, basée sur de nombreux échanges, témoignages et études de cas. Dans un second temps, le théâtre d’entreprise par l’improvisation ouvre dans la journée de formation un second temps qui dédramatise ce sujet permettant des échanges constructifs. Le jeu de rôle est encadré, les participants suivent les consignes proposées par le formateur et n’ont plus qu’à être « en réaction », aussi naturellement que possible, en fonction de ce qu’ils feraient « dans la vraie vie », et avec en tête les apports théoriques qu’ils viennent de recevoir. Mais parce que l’intérêt ne s’arrête pas à la dimension « représentative » du théâtre, c’est ensuite dans les échanges formateur(s) / participants que se trouve la richesse de la méthode. Les conseils ne sont pas donnés à l’envolée, mais sont fonction de ce qu’a dit ou fait le participant pendant son jeu de rôle. Cette pédagogie innovante et participative permet aux participants de vivre une expérience qui se veut la plus proche des situations professionnelles réelles qu’ils rencontrent. Comment, en tant que manager, puis-je aborder et signifier mon inquiétude vis-à-vis d’un collaborateur en difficulté avec l’alcool ? Comment agir si je découvre des salariés consommant du cannabis dans l’enceinte de l’entreprise ? Et si mon entreprise décidait de mettre en place des actions de dépistage alcool/stupéfiants de manière aléatoire comment me positionner vis-à-vis de mes équipes ? etc. Rapide, concret, personnel, à l’image des trois tendances que nous évoquions en introduction pour une meilleure appropriation des savoirs. Il s’agit de l’acquisition d’un savoir-être et d’une habilité psychosociale.

Improvisation théâtrale et théâtre forum
De quatre à quatorze participants en général, l’improvisation pourrait présenter l’inconvénient de ne correspondre qu’à des groupes restreints. Que faire alors si vous souhaitez proposer ce type d’atelier lors de votre séminaire de fin d’année où vous accueillez 150 personnes et plus ?
Et bien là encore, les multiples facettes du théâtre nous apportent des outils très efficaces ! Les scènes de représentation ou les théâtres forum(2) par exemple permettent de prendre un sujet d’entreprise (le handicap, l’égalité femme-homme, l’addictologie…) et d’en illustrer un point de vue. Cela peut être fait par des comédiens professionnels, mais également par les participants du séminaire qui s’emparent du sujet et le travaillent en amont avec le ou les formateurs.
Les spectateurs s’approprient la scène et sa chute (généralement négative), pour échanger finalement sur les moyens d’amener une fin alternative plus enthousiasmante et satisfaisante. Ils font ainsi ressortir des idées fortes, des suggestions d’améliorations qui viennent du groupe lui-même. Un format pédagogique formidable et anti-décrochage, qui permet non seulement d’apprendre, mais également de comprendre « pourquoi cela doit être appris ». Maintenant, à vous de jouer !

1. La gamification (ludification en français), est l’utilisation des mécanismes du jeu en  situation d’apprentissage.
2. Mis au point dans les années 1960 par Augusto Boal, le théâtre forum est une technique de théâtre participative qui vise initialement à la conscientisation et à l’information des populations opprimées.

 
Béatrice Doradoux est improvisatrice-formatrice et a fondé La Désimpro, organisme de référence de la formation professionnelle par l’improvisation théâtrale.
Alexis Peschard est directeur associé et addictologue au sein de GAE Conseil, cabinet conseil leader de la prévention des conduites addictives en milieux professionnels.

 

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“Comment je suis devenue formatrice en communication orale”

Article Les Echos Start du 20/04/2017. Propos recueillis suite à une interview de leur partenaire, Bloomr.

"J’ai d’erreurs parcours j’ai chance faire tôt m’en remettre vite !"

 

TÉMOIGNAGE // Après des études de commerce, Béatrice Doradoux, 27 ans, a créé son propre métier : formatrice en communication orale. Elle revient pour nous avec beaucoup d’humour et de recul sur son parcours.

Au lycée, j’ai suivi la filière Scientifique et alors que j’ai été une élève brillante toute ma scolarité, je rate complètement ma terminale, faisant ma crise d’ado un peu sur le tard. Moi qui me voyais en prépa physique-chimie, je me dis que je ferais mieux de rater mon bac pour avoir une deuxième chance… Et bien je n’ai pas réussi à le rater, même avec 6 en maths !

Entre-temps, psychologiquement, j’avais réglé mes problèmes, mais avec une terminale aussi mauvaise, je n’ai pas eu d’autres choix qu’un IUT de Génie Biologique, option Agronomie, où j’ai parlé tracteur et repiquage pendant un an… Puis, je suis partie en Irlande faire du woofing pour mon stage de fin d’année et j’ai eu une révélation : cet univers n’était pas fait pour moi.

J’avais déjà évoqué mon envie de faire de la publicité à mes parents, mais ils m‘avaient plutôt conseillé de trouver un “vrai métier”. Toute ma famille est fonctionnaire et ça a joué énormément parce qu’ils sont tous frileux par rapport au système de l’entreprise. J’ai fait une demande pour entrer en IUT de publicité, sans trop y croire mais en réalisant un dossier béton pour expliquer mes motivations et mes savoirs-faire, et ça a marché !

Rencontre avec le mal-être au travail

Je fais un stage chez Publicis en 1ère année et je me rends compte qu’en agence de pub, ce ne sont pas les créatifs qui décident des créations à réaliser, mais les commerciaux. Je décide du coup de faire une école de commerce.

Pendant mon année de césure, je fais 6 mois de stage chez l’annonceur et 6 mois de stage en agence pour être bien sûre que c’était ce que je voulais faire. Et là, je découvre le mal-être au travail, au point qu’il m’est arrivé d’en pleurer le soir en rentrant de mon stage, l’angoisse intersidérale !

En parallèle de cette expérience, je commence à prendre des cours d’improvisation théâtrale. Je mesure la différence entre mes ateliers d’impro qui ne sont que bienveillance, joie et lâcher-prise, et le quotidien dans cette agence de pub. Je réalise que les tensions dans l’entreprise sont liées à cette incapacité à communiquer avec bienveillance.

Je décide donc de mettre à profit le temps qu’il me reste pour travailler sur mon projet de faire de la formation par l’improvisation. Je fais mon stage de fin d’études dans le domaine, j’utilise mon mémoire en guise de business plan et je me lance quelques mois avant d’avoir mon diplôme en poche. Pendant les premiers mois, j’ai cumulé des jobs d’hôtesse et le RSA pour payer mon loyer, tout en lançant le site internet, le catalogue, etc. Petit à petit, l’activité a commencé à décoller.

Apprendre directement sur le terrain

Aujourd’hui, je travaille en tant que formatrice en communication orale. J’interviens pour des entreprises, des particuliers, des associations, des écoles… La communication, c’est le plus petit dénominateur commun de toutes problématiques et dans tous les domaines : management, commercial, relationnel ou encore gestion des conflits.

Et pourtant, on n’est pas armé pour prendre en main ces sujets. On n’a pas appris l’art oratoire à l’école, ce que je déplore. Je redonne des techniques à ceux qui n’en ont pas, soit parce qu’ils ne les ont pas apprises, soit parce que certains éléments de leur vie leur ont fait refouler leur charisme d’orateur.

J’ai fait le choix de ne pas me certifier en coaching et d’apprendre directement sur le terrain en expérimentant. Certaines structures valorisent encore l’acquisition d’un diplôme mais je pense que ce dernier permet surtout aux coachs d’acquérir plus de légitimité pour eux-mêmes, et donc d’aisance avec leurs stagiaires. C’est quelque chose de prendre en main une personne et de lui dire qu’on va l’aider à améliorer certains aspects de sa vie !

Finalement, j’ai fait plein d’erreurs dans mon parcours mais j’ai eu la chance de les faire très tôt donc de m’en remettre vite ! Les choix que l’on fait à 18 ans ne déterminent pas toute notre vie… Il n’y a aucun choix de carrière qui soit absolument définitif.

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Le Festival FETE d’Eklore en témoignage

Vous en avez peut-être entendu parler : le Festival Eklore des Talents et de l’Emploi (FETE) est venu donner un coup de pied dans la fourmilière des Salons de l’Emploi, qui ont la fâcheuse manie d’être stressant pour tout le monde, souvent agrémenté d’une note de tristesse généralisée, le tout dans un grand box où se trouvent plein de plus petits box, un peu glauques.

J’ai eu la chance d’y participer, entourée de mes amis et collègues Ekloreurs, mais aussi de tant de bénévoles qui ont donné de leur temps et de leurs talents pour nous concocter cette rencontre magique qui s’est tenue le 3 octobre dernier. Dans toute cette belle programmation, j’ai pu donner une conférence sur la thématique de la prise de Parole en situation d’entretien, devant plus d’une centaine de personnes, attentives, curieuses et ouvertes.

L’une d’entre elles, Alexandra North, a rapporté son expérience en un article en date du 7 octobre 2016, visible sur son Blog « 2ansdevantmoi ». ( Source  : http://www.2ansdevantmoi.com/festival-eklore-talents-emploi/). Il est si touchant et si bien repris que j’ai souhaité le partager avec vous, en le copiant tel quel dans son intégralité. Très bonne lecture ! 🙂

FETE : Festival EKlore des Talents et de l'Emploi

 

LE FESTIVAL EKLORE TALENTS & EMPLOI, J’Y ÉTAIS !

Le monde du travail « classique » te rebute ? Tu veux de la bienveillance, de la créativité et changer la société ?Viens chercher ton bonheur au Festival EKlore. Le Festival des talents et de l’emploi. C’est le message que je reçois sur mon mail…et comme j’obéis souvent aux injonctions qui me parviennent sur ma messagerie (à l’exception celle qui me propose d’allonger mon pénis)(quoique…), je décide de m’y rendre ce lundi 3 octobre. A la Cité des Métiers de la Villette.

En plus, c’est gratuit pour les demandeurs d’emploi. Alors pourquoi bouder son plaisir ?

Il fait beau ce jour-là. Beau et froid. La Villette se détache en rouge sur le ciel bleu. Ca me mets de bonne humeur toutes ces couleurs.

A l’accueil du festival, on fait la queue pour récupérer notre badge. Chacun s’observe en se demandant si l’autre est aussi en recherche d’emploi…jusqu’à ce qu’un ange nous interrompe.Oui-oui, un véritable ANGE. Avec des ailes en plumes blanches dans le dos et un tshirt de « bénévole ». Il nous brandit 2 sacs sous le nez : il faut choisir dans lequel piocher. « Ose ton rêve » ou « dépasse ta peur » ?

Je fourre ma main dans « ose ton rêve »…

Que vais-je en retirer ? Une offre d’emploi sur mesure pour moi ?

Excitée, je déplie le petit papier…

Zut, c’est pas un boulot. C’est une phrase de Francis Scott Fitzgerald : « la sagesse suprême était d’avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuivait ».

En ce qui me concerne, je crois que je remplis déjà ce critère. Je veux tout simplement CHANGER LE MONDE, Cher Francis. C’est suffisamment grand ça ?

Je salue l’Ange d’un sourire, et m’engage dans le labyrinthe du Festival.

Il est divisé en 7 univers à explorer : travail de demain, entrepreneuriat, salariat, personnes extraordinaires, reconversion et art & artisanat. Chaque espace propose des ateliers-conférences sur des thèmes flirtant avec le développement personnel. « Quand mes révoltes nourrissent mes idées », « je veux tester un job, comment faire ? », « de mon rêve au développement de mon projet »…

Je choisis « Pitch & Storytelling : se présenter en entretien ».

Par l’époustouflante Béatrice Doradoux. 26 ans au compteur je dirais comme ça à vue de nez. De longs cheveux bouclés qui tombent jusqu’à la taille, et des mains qui s’agitent quand elle parle.

Quelle pêche cette fille ! Elle réveille toute l’assemblée qui s’est installée là, un peu par hasard, un café à la main. Les gens se redressent à son écoute. Oui, même les chômeurs. Des sourires s’affichent sur les visages. Et on se met tous à prendre des notes.

✍ Vous avez l’habitude de vous présenter de manière chronologique ?… ERREUR ! C’est très chiant à écouter. « Ce qui est intéressant, ce n’est pas le QUOI, mais le POURQUOI. C’est ça qui est unique ». Pourquoi j’ai choisi de faire une école de commerce, et pourquoi j’ai ensuite enchaîné sur un DESS d’audiovisuel ? C’est vrai que c’est mieux que « bonjour, alors j’ai d’abord fait une école de commerce, puis un DESS d’audiovisuel ».

✍  Ensuite, le secret, c’est de préparer des A-NEC-DOTES. Des petites histoires qui vont capter l’attention de votre interlocuteur. Si celui-ci vous demande vos principales qualités, ne répondez pas juste « perfectionniste », « empathique » et « curieux ». Racontez comment un jour, vous avez passé toute une nuit à corriger les fautes d’orthographes d’un rapport de 478 pages.

✍  Pour conclure l’entretien, vous dîtes « salut, au revoir, vous me rappelez hein ?! »

Mais noooon.

Vous terminez par un « Calltoaction ».

Un QuOi ?!

Un « Call to Action ».

Vous invitez votre interlocuteur à un spectacle que vous donnez, vous lui proposez de lui envoyer une idée, un article, une petite culotte…Bref, vous permettez à l’autre de pousser la rencontre plus loin.

(Heu…, oubliez la petite culotte, c’est de moi ça !)

Une pluie d’applaudissements. On se lève : Standing Ovation.

Bref, j’ai rencontré des anges. Y’a plus qu’à trouver un boulot, maintenant !

Et vous, quels festivals fréquentez-vous pour chercher le job de vos rêves ?

✗ Si le festival Eklore vous intéresse, faîtes-vous plaisir et rendez-vous sur leur site.

✗ Si vous voulez en savoir plus sur l’ange Doradoux, elle a un blog, un Linkedin, et elle fait partie de la communauté des Ekloreurs en tant qu’experte de la prise de parole en public.

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L’art du Storytelling

Séminaire-Réunion

Le Storytelling est l’art de se raconter en histoire.
Que ce soit pour parler de votre projet, de votre parcours ou de vous-même, identifiez et utilisez les anecdotes qui vont « appeler le public en nous » – un public qui a faim de récits et soif d’aventure, à travers vous.

  • Personnalisez votre discours :
    Le storytelling n’est pas le récit intime de votre vie, mais le croisement entre vous-même et votre projet professionnel. C’est le facteur humain qui vient donner un souffle de réalité à tout ce verbiage technique, dans un enrobage de sérieux. Ce n’est pas le candidat qui s’adresse au jury, le stratuper à l’investisseur, ou le prestataire au client, c’est l’humain qui parle à l’humain.
  • Affranchissez-vous du conte chronologique :
    C’est écrit sur votre CV, dans l’historique de votre entreprise ou le communiqué de presse de votre dernier produit/service, donc, inutile de nous en reparler. Bien entendu, vous avez eu une vie en 2016, en 2015, et pendant toutes ces années qui remontent jusqu’à votre naissance. Nous n’en doutons pas, alors allez à l’essentiel pour nous éviter d’être noyé d’information, par toujours pertinentes dans le contexte.
  • N’allez pas trop loin :
    Un bon storytelling est une délicieuse mise en bouche, une fin habile, ou parfois une partie pertinente du développement de votre pitch. Mais rien de plus que cela. Si votre prise de parole entière n’est qu’un immense storytelling, vous vous êtes trompé d’exercice et venez de réaliser un témoignage parlé.
  • Attention au négatif :
    Le public est une boule empathique et sensible. Si vous pleurez, il pleure avec vous, si vous riez, il rit avec vous. Alors faites-en une force pour justement ne pas trop l’accabler de vos peines, et mieux vous centrer sur ce qui vous anime positivement dans votre ambition !
  • Ne nous laissez pas sur notre faim :
    Un peu de teasing pour attiser notre curiosité ? Pourquoi pas, mais attention à ne pas trop en faire. Allonger son projet d’inutiles mystères ou de complexes suppositions peut finir par lasser votre auditoire qui n’en demandait pas tant. Mesurez votre part d’annonces-chocs et de non-dits.
  • Dominez vos intentions :
    Si vous vous demandez si un bon storytelling n’est pas un peu une manipulation déguisée, la réponse est oui. Et en même temps, non. Tout est question d’intention. Il est facile de manipuler lorsque l’on donne l’impression de s’ouvrir et d’être justement dans une situation de vulnérabilité. Si c’est votre but, qui suis-je pour vous en empêcher ? Mais parler de soi peut-être tellement plus que ça qu’il serait bien idiot d’en faire un catalyseur de faits d’armes qui ne vous appartiennent pas.
  • Régalez-vous :
    Quel plaisir d’avoir finalement devant soi ces personnes prêtes à écouter nos petites histoires, à découvrir les pourquoi de notre motivation profonde. Réunies devant nous, elles s’éveillent avec le ton de notre voix, nous renvoient par hochement de tête convaincu les étoiles que nous avons dans les yeux à l’évocation de ces propos insolites. Quelle joie cela doit être de pouvoir parler de soi en toute authenticité. Quelle chance vous avez là !

Tous nos prochains ateliers Storytelling 2016 sont à retrouver sur le site de l’Association Eklore.

 

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Le coaching individuel, pour quoi faire ?

2015-12-13, Atelier impro photo-2026

J’entends très souvent la question « mais tu fais quoi en coaching individuel ? », et celle-ci est légitime, car on y fait beaucoup de choses en vérité.

Le but de cet article est de vous faire faire un petit tour d’horizon de cette pratique de plus en plus répandue, pour le meilleur, et parfois pour le pire.

Prenez le temps de lire attentivement les différentes possibilités, puis de faire le parallèle avec votre propre situation, dans ses besoins, dans vos envies.
Enfin, si l’aventure vous tente, il faudra encore passer l’épreuve la plus difficile : trouver le bon coach. Comme avec un psychologue, un kiné ou encore un diététicien, la relation entre le professionnel et le client/patient est juste fondamentale. Parfois au-delà même de la technique employée, c’est la confiance qui va régner entre ces 2 individus qui sera à l’origine du bon déroulé, ou non, de la séance.
Ainsi, si votre coaching, régime, thérapie, se passe mal, avant de bannir à vie la discipline, testez peut-être le rendu avec un confrère, ou posez-vous du moins quelques questions sur les véritables raisons de l’échec de votre première tentative.

1. Le coaching pour mieux se connaitre

Je suis parfois surprise lorsque, en atelier, je propose des exercices sur la posture, la voix, où les participants ont l’air de découvrir leur propre corps et leurs capacités. Si l’un d’entre eux émet un son qui semble le surprendre lui-même, en portant la voix, je ne peux résister à l’envie de lui faire remarquer qu’il habite ce corps depuis plusieurs dizaines d’années, sans même le connaître ! Exit les selfies et autres pratiques soi-disant narcissiques, bien se connaître est une tout autre histoire ! Il faut parfois passer par une phase d’acceptation, par une curiosité que l’on n’a jamais réveillée, ou par une pudeur profondément ancrée, de se regarder de l’intérieur. Mieux se connaître pour mieux se comprendre, puis pour savoir ce que l’on voudrait pour sa vie, ce qu’il nous faudrait pour être heureux. C’est un coaching de soi, sans attente de performance, sans besoin d’aller vite. C’est parfois un cadeau que l’on se fait à soi-même, on s’offre du bien-être, mais avant cela, on apprend ce qu’est le bien-être pour nous. Ce sont des moments forts et intimes où l’on accepte de se livrer au coach qui vous découvre à vous-même, en toute bienveillance.

2. Le coaching pour éclore

Bienvenue dans le monde merveilleux du « développement personnel »; un monde merveilleux mais aussi complexe où l’on aura jamais autant vu de mots valises voulant à la fois tout et rien dire, restez vigilants.
Derrière développement personnel, on entre dans le déploiement de ses « ressources personnelles » => Si vous ne les avez pas encore identifiées, retourner à l’étape 1. ci-dessus. Dans le cas contraire, il s’agit d’entrer en action, de profiter de votre envie de mouvement et de vos recherches d’évolution. Parfois, le but est de faire naître un talent, ou de lui donner la possibilité de s’exprimer. D’autres fois, nous nous centrons sur un objectif d’innovation de nous-mêmes : et si je devenais optimiste ? Et si je réorganisais ma vie ? Et si j’osais aller vers les autres ? Vous avez généralement été confronté à une épreuve dans votre vie, ou à une nouvelle vision de celle-ci, pour en arriver à ce niveau-là. Le coaching pour éclore, s’il est bien fait, vous montre les outils en votre possession pour avancer sous cet angle nouveau, et vous aide parfois même à les tailler sur mesure.

3. Le coaching pour performer

Généralement associé à un univers plus professionnel, ce dernier type de coaching va vous contextualiser dans votre quotidien : où est-ce que vous avez besoin de performer ? à quoi cela va-t-il vous servir ? Quels sont les objectifs que vous visez ? Ici, vous allez certainement choisir un atelier thématique, autour de la communication, de l’efficacité commerciale, du positionnement, ou encore du leadership, etc. Je suis souvent contactée pour travailler sur ce coaching de la performance, plus adaptée à mon propre profil. Les personnes qui viennent me voir dans ce cas cherchent par exemple à :
– se préparer avant un entretien d’embauche, avant un entretien annuel, avant une interview
– se faire accompagner dans une reconversion professionnelle, dans une nouvelle prise de poste
– se faire conseiller sur leur communication orale (managériale, commerciale), leur image ou leur profil d’orateur
– optimiser une des phases de leur projet entrepreneurial (lancement, croissance, recrutement…)


Attention cependant sur ce que le coaching individuel n’est pas :

Le coaching n’EST PAS une thérapie
.
J’ai beau m’amuser à faire le rapprochement avec le travail du psychologue, ça n’est pourtant pas du tout le même métier ! Un jeune homme était venu me voir une fois, en m’expliquant ses difficultés à s’exprimer, à communiquer avec les autres. Seulement, après une séance de découverte, je comprends rapidement que ses blocages sont d’ordre personnel et psychologique. Dans ces cas-là, je ne suis clairement pas habilitée à l’aider, et avant toute chose, il doit être accompagné d’un professionnel qui saura effectivement prendre en charge ses problématiques. Si après cela cette personne souhaite en plus améliorer sa communication orale, il pourra toujours revenir vers moi ou un collègue. Soyez prudent par rapport aux coachs qui poussent à la consommation.

Le coaching n’EST PAS non plus une solution miracle.
Se dire que l’on vit au quotidien avec un problème qui pourrait disparaître après quelques séances de coaching est faux. D’ailleurs, le coaching n’est même pas censé apporter en tant que tel des solutions, mais simplement des clés qui permettront ensuite au coaché de trouver lui-même ce qu’il doit faire… De mon côté, j’avoue être plutôt orientée solution, et en ce sens, je me rapproche davantage de la formatrice que de la coach, mais ce n’est pas le cas le plus rependu. Quoi qu’il en soit, et même avec un package de solutions dans les bras, il n’en demeure pas moins que le développement vient de l’intérieur, et pour opérer une telle mutation, il faut parfois des années. Cela ne veut pas dire des années de coaching ! 🙂 Mais des années de travail sur soi, post-coaching.


Bon courage pour vivre cette belle aventure ! Et toutes celles qui suivront…

 

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Le Coaching, version Box : La bonne idée d’Eklore

La Box EkloreEKlore, qu’est-ce que c’est ? Une très chouette association dans laquelle 16 coachs, partageant des valeurs fortes d’humanisme, de transmission, de bienveillance, se retrouvent pour proposer le meilleur d’eux-mêmes… dans une box !

Le concept est simple : vous connaissez tous ces Smartbox et autres Wonderbox qui font aujourd’hui partie du paysage commun dans l’acte d’offrir un cadeau. Sauf que le tour en Montgolfière ne vous tente pas plus que ça, et la réservation dans un hôtel de luxe, vous préférez la faire via votre comparateur de voyage habituel.

Pourtant, ces Box de découverte, ça reste une bonne idée, il fallait juste en réinventer l’usage, retrouver un but nouveau. Alors nous avons décidé de nous approprier le concept. « Nous », ce sont les coachs d’Eklore, les Ekloreurs, ceux qui vont vous aider à vous réinventer au travail, retrouver du bonheur au quotidien, exploiter ses richesses et ses talents !

Venez participer à ces Eklosions collectives, ludiques, détonantes. Une autre manière de voir le coaching, ou une belle manière de le découvrir, pour tous les curieux, les sceptiques, les ouverts, les timides, les réticents, les débutants, les expérimentés, les optimistes et les méfiants. 🙂

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