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#Startups : Prise de parole en public : 8 conseils pour réussir l’exercice

Article sourcemaddyness.com/outils/2016/03/10/prise-de-parole-en-public-conseils-beatrice-doradoux

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Écrit par Béatrice Doradoux et proposé par Romain Dehaussy, Directeur chez Chausson Finance.
Spécialiste de la levée de fonds, Chausson Finance organise régulièrement des rencontres autour de problématiques et/ou de personnalités. Après Olivier Heckmann, Denis Fayolle ou encore Pierre Tremolières c’est au tour de Béatrice Doradoux, passionnée d’art oratoire et d’improvisation théâtrale, de livrer ses « tips » concernant la prise de parole en public. Elle a créé la Désimpro, un organisme de formation & coaching.

1. Une seule chose à la fois

Entre bougeotte et statisme, il est parfois difficile d’équilibrer son corps et de le (dé)placer sur scène, en conservant une présence forte. La première chose à faire est alors de s’ancrer profondément de toute sa verticale, pour mieux se redresser devant l’assistance. Lorsqu’alors le besoin de remuer se fait sentir, cela devient l’occasion idéale de marquer une très légère pause qui aéra votre discours. Prenez votre temps, ainsi que votre respiration, et profitez-en pour réaliser en 1?2 seconde de silence un pas de côté ou en avant. Ancrage à nouveau, inspiration, vous reprenez votre pitch avec une énergie nouvelle.

2. Découper les parties de son speech

Et si ces courts instants de silence et déplacement servaient en plus à marquer vos parties ? C’est une manière très claire d’illustrer physiquement son plan. Si vous explicitez un point en commençant votre phrase par un déplacement sur la gauche « D’une part, nous pourrions… », puis, pas sur la droite, « …et d’autre part nous envisageons alors de … ». Cela ne paraît pas grand-chose, mais pour le public, vos changements de position symboliseront très clairement la découpe de votre speech.

3. Il n’y a pas de problème de voix, seulement des problèmes de respiration

Prendre son temps lors d’un discours ne sert pas seulement la forme de celui-ci. En effet, les problèmes vocaux : son trop aigu, rythme effréné ou monotone, souffle court, niveau sonore trop faible ou trop puissant… sont avant tout des problèmes de respiration, généralement directement liés à votre niveau de stress. Il faut alors en priorité travailler sa décontraction sur scène. Une telle pratique vous permettra de ne pas vous essouffler à chaque phrase, mais au contraire de les faire vibrer de différentes énergies.

4. Le regard. Tout est dans le regard

Si vous voulez que votre public vous écoute, il va falloir le considérer en échange. Un regard croisé entre deux personnes suffit à signer un contrat entre elles, confirmant que l’une est présente à l’autre. Franc et bienveillant, le regard invite à prolonger l’écoute de ce pitch qui semble alors nous être personnellement destiné. Même principe avec les grands auditoires : vous ne regarderez certes pas tout le monde, mais vous le ferez sans voile avec les quelques élus – le public le ressentira et s’appropriera cette sensation de complicité.

5. Un pitch à deux nécessite deux profils différents

Un pitch est parfois un travail d’équipe et il est important que vous puissiez, le cas échéant, présenter à plusieurs le storytelling de votre startup. En prise de parole partagée, considérez vos profils d’orateurs : si vous êtes deux speakers en low energy, ou au contraire, deux piles électriques, attention à ne pas perdre votre auditoire. L’idéal est de mixer les profils dans un équilibre harmonieux. Ni deux extrêmes, ni deux clones, chacun doit faire valoir son individualité, sous la griffe commune de l’entreprise.

6. Le public est avec vous !

Contrairement aux idées reçues, le public est toujours bienveillant, il veut, comme vous, passer un bon moment. En revanche, il est aussi empathique, et si vous êtes gêné, il sera gêné pour vous, ce qui peut vous induire en erreur sur son intention. Le public est intelligent : il entend tout et, malheureusement pour les speakers français, a tendance à relever les fautes plutôt que les belles tournures oratoires– mais cela ne veut pas dire qu’il ne les voit pas. Enfin, le public est également fainéant : ne lui demandez pas de faire un effort, tel que tendre l’oreille, ou il décrochera très vite. Vous êtes orateur : vous prenez la responsabilité de l’écoute de votre auditoire.

7. Des anecdotes pour bâtir le storytelling

Nous avons tous le même type de parcours, même pour les plus atypiques : du premier job décevant, à l’ami d’enfance qui deviendra notre cofondateur, sans oublier ce mentor croisé au hasard… Alors pour rendre votre storytelling impactant, concentrez-vous sur les étapes qui vous ont fait passer d’une situation à une autre. En d’autres termes, donnez-nous du « pourquoi », car seules vos prises de décision sont uniques. Ce sont vos transitions qui sont intéressantes et qui seront notamment source d’anecdotes pour captiver votre audience par la suite.

8. Une belle sortie requiert un call-to-action

La fin d’un pitch est le moment idéal pour passer un message : et si vous en profitiez pour glisser un mot sur une prise de conscience, sur votre mission de vie, sur votre vision de l’évolution des tendances dans votre domaine ? Trop souvent, ce fameux « call-to-action » est utilisé pour inviter les participants à se rendre sur un site internet, une page facebook, ce qu’ils ne feront certainement pas. Pensez à ce que votre solution peut changer dans leur vie, et invitez-les, d’une manière originale, à tenter le switch au moins une fois.

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Soft Skills : health & creativity at work !

Le prochain rendez-vous à ne pas manquer se passe au Numa ! On y parlera bien-être et créativité au travail sous l’angle des Soft Skills. Inscrivez-vous ICI et assistez gratuitement aux tables rondes et aux ateliers !

Savez-vous ce que sont les “soft skills”, ces compétences transverses que vous utilisez au quotidien sans même vous en rendre compte?

Il s’agit par exemple de votre sens de l’écoute, de votre répartie ou bien encore de votre capacité à prendre du recul face à une situation stressante. Prenez le temps de les re-découvrir lors d’un événement dédié, à NUMA, et venez rencontrer nos experts de la créativité et du bien-être au travail.

Venez découvrir des intervenants inspirants :
Béatrice Doradoux / La désimpro
Benjamin Mussot / Coach indépendant “art de vivre”
Julien Bouret / Creaprezent et la boussole universelle
Kenny Alami / La danse du caméléon
Vincent Avanzi / La plume du futur
Marine Laviec / Andalma et Liberez la création!
Thierry Mesnard / Changez votre regard au quotidien, photographe soft skills

18h – 19h / Table ronde
Chaque intervenant se présentera et échangera sur sa méthode soft skills, ainsi que sur sa propre expérience.

19h – 20h / Ateliers
Plusieurs ateliers pratiques vous seront proposés en simultané par nos intrevenants, il vous suffira de choisir l’atelier qui vous intéresse et d’y participer. Le nom ainsi que le descriptif de chaque atelier vous sera communiqué par les intervenants le soir de l’évènement.

20h-20h30 / Restitution des ateliers
Moment de partage et de libre expression sur les ateliers auquels vous avez participé…avec un petit poème collectif en conclusion ?

20h30-21h30 / Networking et apéro !

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Atelier Pitch et Storytelling au féminin

Le 15 mai dernier, 7 apprenties pitcheuses m’ont fait découvrir leurs univers et partager leurs ambitions.

La parole était donnée pour que chacune puisse s’exprimer sur son parcours, son travail, ou le projet qui lui tient à cœur. Au bilan, des pitchs de 3 à 5 minutes qui laissent parler l’émotion. L’envie de partager est sincère, l’implication certaine, et l’alignement de ces oratrices avec leurs histoires ne laissent pas de place au doute.

J’ai rencontré ces femmes lors de différentes interventions que j’ai pu donner – quand ce ne sont pas elles-mêmes qui m’ont directement trouvé sur Internet. C’est aussi cette pluralité de profils qui rend l’atelier challengeant. En 2h30, les participantes doivent pouvoir décrocher les premières clés de leurs objectifs, repartir avec des livrables concrets, même si le projet de l’une n’a aucun rapport apparent avec le projet de l’autre.

Ici, le co-coaching s’applique pour que chaque participante puisse donner, si elle le souhaite, un feedback sur la prestation d’une autre – les responsabilités sont partagées, et quelle force cela donne à la formation ! On assume son pitch, on écoute vraiment celui de l’autre, et l’on prend place comme membre de l’équipe, ayant à cœur de viser le succès collectif pour valoriser le sien propre.

La formation est une aventure humaine partagée et passionnante – et le coaching a plus que jamais son rôle à jouer dans l’accompagnement de projets et dans l’émergence des initiatives entrepreneuriales. 
Merci à vous.

2015-05-15, Impro-Pitch-7808

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Formations et coachings, rejoignez notre communauté Meetup !

A tous les orateurs,

À partir de mai 2015, la Désimpro s’invite sur la plateforme Meetup pour vous proposer une multitude d’ateliers et de coachings réguliers !

Ludiques, variés, accessibles, mais surtout professionnalisants, ils s’adaptent à tous les niveaux, de la découverte à l’approfondissement.
Au programme : Prise de parole, storytelling, travail du pitch, soft skills, charisme & leadership… et bien sûr, improvisation théâtrale !
Inscrivez-vous en 1 minute et aidez-nous à faire éclore ce réseau de « désimprovisateurs » !
meetup_logo_1Déjà quatre ateliers programmés ! Attention, ceux-ci sont à chaque fois limités à 12 places pour garantir la qualité et la force de la formation.
Profitez-en, il s’agit d’exercices « à blancs »pour vous permettre de vous exercer en public, mais sans réel danger…
Ces échanges sur vos activités et vos projets seront enfin l’occasion d’un networking efficace dans lequel vous commencerez déjà à co-construire une aventure collective ! 

 

Venez la vivre avec nous ! Prochain coaching : le mercredi 6 mai.

 

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Soft skills, des compétences humaines indispensables

Aux prémices du projet Désimpro, les réactions que j’ai reçues étaient parfois empreintes de scepticisme. « Former par l’improvisation, ok, mais former.. à quoi au juste ? » fut une des questions qu’on me répéta en boucle, surtout du côté de mes amis ingénieurs, habitués à être encadrés et structurés.
Ma réponse évoquait l’art oratoire, le « mieux parler », les notions de cohésion et d’esprit d’équipe, ou encore nos capacités de leadership et d’aisance relationnelle – ce qui ne semblait pas rassurer mes interlocuteurs, lesdits ingénieurs. Oh, surprise.

Passé les matières « en dur », math, français, et autre histoire-géo, parents, élèves et professeurs s’accordent souvent pour dire que le reste ne sert à rien. l’Art Pla’ c’est pour remonter les moyennes, non ? Les ouvrir à quoi ?

Il n’est pas étonnant que, des années après, ces mêmes ex-élèves, ayant pris leur place dans X ou Y entreprise, ne voient pas non plus l’intérêt de développer autre chose que leurs savoir-faire techniques. Et quel dommage !

La sensibilisation aurait dû venir bien avant. Les ouvrir à quoi ? À toutes leurs richesses internes, à leurs propres capacités à gérer leurs émotions et comprendre celles des autres, leur potentiel d’écoute, lorsqu’il s’agit de rechercher les besoins de leurs clients, leur aisance à l’oral quand il s’agit de présenter un projet aux investisseurs, leur esprit managérial quand il faut mener son équipe pendant des mois sur un dossier décisif… Et tant d’autres exemples qui aujourd’hui font sens.

Et pour cause, cette énumération de « soft skills », négligés et trop longtemps sous-estimés, rejoint le postulat de départ : les problèmes en entreprises sont essentiellement d’ordre communicationnel.

Le comble s’illustre avec l’une des récentes demandes que j’ai reçues : une agence référençant des freelances issus du monde de la com’ et de la pub aimerait faire appel à mes services car ces derniers ne savent pas… se vendre auprès de leurs clients, ni présenter leurs projets. Il faut croire que même les études en communication ne vous forment qu’à travailler dans le secteur du même nom, et pas à devenir un bon communicant en soit…

La démonstration est bouclée. Comment douter encore de l’apport des formations soft skills dans le milieu professionnel et scolaire ?

Un groupe de jeunes entrepreneurs, qui s’est posé la même question, a su trouver des méthodes inédites et détonantes pour permettre à tout un chacun d’en prendre conscience.
La formation par l’impro n’a plus rien d’extravagant lorsque je côtoie des personnes à même d’utiliser la photographie, la poésie, la méditation ou même l’ostéopathie pour faire germer en chaque participant les « graines de nos richesses humaines ». Les bénéfices sont immédiats et facilement mesurables en terme de gestion du stress, de confiance, d’amélioration du jugement de soi,…

Pour construire un parcours le plus complet possible, la start-up creapreZent est allée jusqu’à créer des « villages » où développer ses softs skills : il s’agit d’espaces éphémères et conçus sur-mesure qui s’installent dans votre établissement, votre entreprise, votre forum. Laissez-y vos étudiants, vos salariés ou vos participants y rentrer pour une heure ou deux et testez par vous-même les bénéfices des méthodes soft skills !

Pour en savoir plus : creaprezent.fr
Pour mettre en place un Village Soft Skills au sein de votre structure : info@creaprezent.fr

creapreZent

creapreZent, et le succès de leur Village Soft Skills lors du Salon des Micro Entreprises 2014

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Et si vous deveniez entrepreneur-improvisateur ?

J’ai eu la chance de pouvoir écrire l’article ci-après, avec l’aide de Philippe Zourabichvili, Président du Cabinet de Conseil Alteliance et expert auprès du magazine Dynamique Entrepreneuriale. Le texte a été publié le 05 janvier 2015 sous le lien suivant : Et si vous deveniez entrepreneur-improvisateur ?

L’improvisation Théâtrale c’est quoi ?

Avez-vous déjà entendu parler d’improvisation théâtrale ? Très certainement, le mot ne vous est pas inconnu, et vous visualisez la discipline dans ce qu’elle offre de plus spectaculaire : les matchs d’improvisation. D’abord réservée aux comédiens aguerris, puis rendue plus accessible à toute une population aux âges confondus, l’impro a su s’imposer comme une discipline à part entière. Naissant du collectif, elle permet à ceux qui la pratiquent de réaliser des scènes surprenantes à partir d’un mot, d’une expression, ou même d’un geste.

Cette branche théâtrale qui nous vient du Québec a su faire sa place dans nos salles, mais aussi, et de plus en plus, dans nos bureaux. En se présentant comme un outil à même de renforcer la cohésion, débrider la créativité, libérer la prise de parole, améliorer l’entente entre les hiérarchies,… des grands noms de l’impro en ont fait leur meilleur atout communication. Augusto Boal, dramaturge et écrivain brésilien, est allé jusqu’à en faire une arme politique pour rendre au peuple (« les opprimés ») leur pouvoir d’expression.

Vos Constats en Entreprise

Combien de fois par jour déplorez-vous l’absence de communication au sein de votre entreprise ou de votre équipe ? Comment intégrer et fidéliser au mieux vos talents ? De quelle manière s’épanouir au travail et trouver la reconnaissance tant recherchée ?

Donner la parole à vos employés ou vos collaborateurs sur toutes ces questions relève de la nécessité. Pourtant, bien que le groupe semble enclin à l’expression de chacun, rares sont ceux qui osent affirmer leurs ressentis, comme leurs opinions – surtout si celles-ci ne vont dans le même sens que la hiérarchie.

De vraies réponses : prise de Parole, éloquence, négociation…

Alors que certains formateurs se sont penchés sur la problématique et ont tenté d’y apporter une solution en faisant fi des sessions traditionnelles. Expliquer la communication en la théorisant est un comble. Ce n’est qu’en faisant l’expérience de la Prise de Parole en Public que nous pouvons découvrir notre profil d’orateur. Et le charisme n’est pas toujours là où on l’attend !

Prise de parole, éloquence, storytelling, négociation, management, esprit d’équipe, communication de crise, média-training… Toutes ces thématiques peuvent être travaillées grâce à l’improvisation théâtrale. C’est par la mise en situation et le jeu de rôles que vous pouvez vous tester à blanc, et en direct, sur tous types de discours.

Le retour est immédiat, les débriefings collectifs, et vous repartez avec des acquis durablement ancrés, comme les « bons réflexes » à avoir. Et si la prise de risque est encore quelque chose qui vous empêche de passer le pas, il faut savoir qu’elle est amortie par l’esprit de bienveillance mise en place en amont de toute formation.

 Quelques exemples de témoignages

« Les techniques d’improvisation sont très enrichissantes pour démêler les situations conflictuelles en entreprise, et faire preuve de répartie dans l’urgence. De plus, elles peuvent s’utiliser dans sa vie professionnelle comme personnelle. Le comédien-formateur faisait par ailleurs preuve d’un dynamisme qui a su entrainer toute l’équipe dans un moment de cohésion et de lâcher-prise.»

« Je n’étais au départ pas emballé par l’idée de prendre la parole devant tout le monde – peur d’être jugé ou moqué… Et finalement ce ne fut pas du tout le cas ! Le plaisir partagé dans cet apprentissage de soi nous a permis de passer un moment très agréable et détendu. C’était une très belle expérience qui a su me faire prendre conscience de l’image que je renvoyais par le verbal et le non-verbal. »

« J’ai proposé l’improvisation théâtrale à mon équipe pour couper un peu de nos séminaires habituels… et je ne regrette pas d’avoir tenté l’expérience. Depuis, nous utilisons les techniques apprises lors de nos brainstormings, et de nos réunions. C’était une belle opportunité de repenser sa manière de communiquer en groupe et vers l’extérieur, et j’espère que nous aurons l’occasion de tenter un « niveau 2 » de cette formation. »

« Exprimer nos émotions en entreprise est quelque chose que nous ne nous permettons généralement pas. Pourtant, il aura suffi d’une formation pour que l’on ose formuler des non-dits que personne n’arrivait à faire sortir jusque-là. Sous l’aura bienveillante du formateur, nous avons pris du recul sur notre manière de fonctionner, et faire le point. C’était une grande richesse relationnelle qui a su nous entraîner sur scène sans nous poser mille questions… et quelle énergie ! »

Un vrai et nouveau métier au service des entrepreneurs et salariés

Béatrice Doradoux, jeune entrepreneure passionnée d’éloquence a fondé La Désimpro, un organisme de formation professionnelle, basé sur l’utilisation du théâtre d’improvisation. Par les techniques pointues issues de la discipline, elle forme et accompagne les groupes désireux d’améliorer leurs communications.

Après être elle-même passée par différentes troupes d’improvisation, elle adapte son savoir-faire et son expérience auprès d’un public de plus en plus varié. Elle a d’abord expérimenté le métier de formatrice dans de grandes entreprises avant d’exporter la méthode jusque dans les start-up et les associations. Car s’il y a une chose qu’elle souligne, c’est que « nous sommes tous, potentiellement, en besoin d’amélioration constante sur nos prises de parole, notre gestion des émotions ou encore notre sens du leadership. »

« Nous sommes tous porteurs de projet, même –et surtout – à l’intérieur d’une entreprise. Mais pour voir au-delà de nos rôles et de notre cadre, il faut que l’individu prenne conscience de ses richesses internes et assume ses idées, et que le groupe favorise le management transverse et la prise d’initiative. »

Se former, aller au delà de Soi tout au long de notre vie : une opportunité extraordinaire

Se former tout au long de notre vie est un droit et une opportunité formidable. Il s’agit de la saisir et de l’exploiter en ne délaissant plus les formations supposées secondaires. L’homme est, et restera, au cœur de la structure, même lorsque celle-ci se dématérialise. Il serait maintenant question de l’inclure à nouveau dans l’organisation pour laquelle il travaille. Cet enjeu, l’impro permet parfaitement d’y répondre, à contre-courant des formations e-learning et autre MOOCs.

Porteurs de Projets, Entrepreneurs, Chef d’Entreprises, Managers, Salariés,… Improvisez !

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Improvisation et entrepreneuriat

drama-workshop-on-improvisational-acting-in-french-language-still-mask9L’entrepreneuriat est une aventure formidable mais aussi coûteuse pour celui qui se lance. Elle vous prend votre stabilité, elle grignote vos économies, elle vous isole de ceux qu’elle effraie, elle oriente votre parcours dans un chemin qui peut vous dépasser. C’est le risque, et c’est le jeu. Pourtant, quand vous le gagnez, la récompense est bien plus grande que tout ce que l’on a laissé alors.

Poupak Sepehri, une jeune femme au parcours impressionnant et multi-culturel explique dans cet article les raisons pour lesquelles « l’impro a fait [d’elle] une meilleure entrepreneure ».

Son retour d’expérience m’a notamment permis de replacer les arguments suivants :

⇒ l’impro vous permet d’être le personnage que vous voulez. Dans ce sens, vous légitimez vous-mêmes vos actions et pouvez vous affranchir de ces auto-censures qui vous font préférer vous lancer demain…
⇒ Jouer un personnage n’est pas mentir : on peut montrer l’un des aspects de notre personnalité tout en restant authentique. De la même manière, nous pouvons nous lancer dans un projet entrepreneurial sans nous perdre, ni perdre nos valeurs.
⇒ L’ambiance de travail créative dans laquelle nous pousse le théâtre d’impro est un excellent terreau pour faire s’exprimer nos capacités d’investissement, d’ouverture, et d’implication, lorsque nous devenons passionnés !
⇒ la force du collectif que l’on développe en atelier nous rappelle que « les autres » peuvent aussi se montrer bienveillant et source de confiance. On peut se reposer sur ses partenaires quand l’équipe est soudée.
⇒ On relative notre rapport à l’erreur et notre jugement de soi. Se tromper une fois (erreur) n’est en rien un problème, c’est lorsque l’on se trompe plusieurs fois (faute) qu’il faut peut-être repenser la direction prise.
⇒ Sur scène, lorsqu’une phrase est lancée, quelle qu’elle soit, elle doit être assumée. Les spectateurs l’ont entendu, il n’est plus question de faire machine arrière, ni de se justifier à l’extrême (acceptation !).
⇒ le « oui et » issu de l’impro permet deux choses : valider le présent dans lequel nous sommes (oui), puis, proposer un élément permettant de faire avancer la situation (et). Acceptation, proposition.
⇒ Le jeu spontané entre plusieurs comédiens impose que ceux-ci s’expriment avec précisions, dans leurs mots comme leurs gestuels. Parler d’un projet professionnel demande le même effort et la même souplesse d’expression pour celui que le porte.
⇒ Enfin, la discipline n’est pas pratiquée que pour ses apports fonctionnels et ses vertus professionnalisantes, l’impro c’est aussi et surtout du fun ! Et il n’y a pas de raison que le monde du travail, sous ses impératifs de rigueur et de sérieux, n’ouvre pas sa porte au rire et au lâcher-prise.

Amis entrepreneurs, improvisez !

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