La désimpro

Blog

Les labos de la Désimpro

Le retour des leaders

expatnewdeal

Depuis que la Désimpro m’a fait rentrer dans ce monde d’entrepreneur, je n’ai de cesse d’être confrontée à un paradoxe qui se répète : entourée de personnes ambitieuses, qui portent des projets qui ne le sont pas moins, je les entends pourtant ressasser sans cesse « En France tu ne peux vraiment rien entreprendre ! », ou encore « Un conseil ? Développe-toi à Paris un an ou deux, et après, tu pars ! ».

J’écoute, mais ne réponds pas tout de suite. J’ai du mal à comprendre ce qui ne va pas : nous sommes tous là, femmes et hommes de tous âges, libres de nous exprimer, d’évoluer et d’entreprendre, conversant autour de vins délicieux, dans des hôtels de luxe et des restaurants de charme… à nous plaindre d’à quel point nous sommes malheureux. Pardon ?

Tu as fini tes études récemment, cela faisait donc 25 ans que l’État prenait en charge ton éducation – contrairement à nos amis anglo-saxons, tu n’as même pas eu à faire de prêt pour payer ton École de Commerce. Le pays misait plutôt juste avec toi, talentueux que tu es, tu allais faire de grandes choses pour porter à ton tour les projets qui t’animent et participer au prestige et au développement des régions qui t’ont vu grandir. Mais non ! Dans ton esprit, l’herbe est plus verte au Canada, les opportunités de carrière sont plus belles en Australie, et puisque tu es dans le marketing, autant proposer tes services quelque part en Asie, il n’y a plus rien en Europe ! N’est-ce pas ?

En tant qu’entrepreneurs / créateurs / fondateurs, nous sommes nous-mêmes responsables de l’espace que nous créons. Nous dessinons des pans du territoire sur lequel nous nous installons. « Entreprendre et partir » est aussi triste pour un pays que « partir pour entreprendre ».

Entendons-nous bien, je ne suis pas contre les voyages, ni contre l’expatriation. Bien au contraire ! Il faut parcourir le monde, il faut connaître autre chose que sa ligne de métro, il faut parler d’autres langues que le français, il faut goûter d’autres plats que celui du jour au resto d’en bas. C’est une bonne chose de partir, mais il faut savoir pour quoi. Sinon, on ne saura plus pour quelles raisons revenir non plus…
Permettons-nous une ellipse par-delà la décision d’expatriation, lorsque qu’après quelques retournements de situation, cela fait finalement 4 ans que vous travaillez à Londres ou à Shanghai, vous avez un poste de manager, à la hauteur de vos ambitions de départ, vous avez trouvé l’amour sur place tant qu’à faire, et vous songez, des fois, à ramener votre moitié en France… Parce qu’en fait vous avez quand même suffisamment vadrouillé, il serait peut-être temps de rentrer. C’est là que les choses se compliquent.

Un ou deux avions plus tard, vous êtes de retour « chez vous ». Ô joie ! Ô désillusion ! Tous ceux que vous rencontrez vous servent le même discours :
– « Tu es parti 4 ans ? Ça devait être trop bien ! J’aimerais tellement partir aussi, mais je ne suis pas un baroudeur comme toi, moi.. Ah, tu travaillais aussi dans un bureau comme chez nous ? Oui, enfin bon.. Et du coup, dur de retrouver un emploi en France, hein ?! Tu as commencé tes démarches administratives ? Pas encore ? ..Aïe ! Tu es mal là ! »

Et si ce discours vous empêchait tout simplement de rentrer ?

A cette question, une jeune femme qui est elle-même allée voir le vert de l’herbe néo-zélandaise puis canadienne pendant 6 ans, propose des solutions. Parce que son retour en France a été un véritable choc culturel inversé, elle se relève d’autant plus forte pour porter son nouveau projet Expat New Deal. Concret et sans tabou, il s’inscrit « dans la volonté de rassembler, accueillir, accompagner et valoriser les personnes ayant choisi de s’expatrier pour étudier ou travailler lors de leur retour en France ».

Cette volonté rejoint la ligne directrice de la Commission d’enquête sur l’exil des Forces Vives commandée par le gouvernement en 2014, dans l’idée que “si certains Français quittent la France pour réussir parce qu’ils doutent de leur chance dans notre pays, [nous devons] réfléchir aux réformes à entreprendre pour que la France soit concurrentielle” (Frédéric Lefèvre & Thierre Mariani, députés des Français à l’étranger, février 2014, Le Figaro).

Expat New Deal s’inscrit également dans la volonté de lutter contre les stéréotypes réducteurs et négatifs qui pèsent sur les expatriés, de déculpabiliser l’esprit d’entreprise et d’initiative bien souvent à l’origine de l’expatriation, de montrer aux expatriés qu’ils sont des atouts et les aider à mettre ces atouts au service de la société française. »

Les bases du projet sont posées. Samedi 24 janvier 2015, le test prendra forme grâce au premier « Après-midi Expat New Deal ».

La Désimpro apporte son soutien et son expertise dans le but de dynamiser la rencontre. Ludique et conviviale, elle sera l’occasion d’offrir aux participants une prise de recul sur leurs expériences partagées, ainsi qu’une mise au point sur les projets à venir. En trois mots : parlez, parlez, parlez. Et repartez avec, en tête, un suivi adapté à vos besoins et un livret rempli des bons plans d’Expat New Deal, votre nouvelle raison de rentrer, avec le sourire.

Pour s’inscrire, ça se passe ici, ou .

Mini lecture « patriotic’optimiste » pour conclure : « Ne me dites plus jamais bon courage ! » de Philippe Bloch.

Improvisation et entrepreneuriat

drama-workshop-on-improvisational-acting-in-french-language-still-mask9L’entrepreneuriat est une aventure formidable mais aussi coûteuse pour celui qui se lance. Elle vous prend votre stabilité, elle grignote vos économies, elle vous isole de ceux qu’elle effraie, elle oriente votre parcours dans un chemin qui peut vous dépasser. C’est le risque, et c’est le jeu. Pourtant, quand vous le gagnez, la récompense est bien plus grande que tout ce que l’on a laissé alors.

Poupak Sepehri, une jeune femme au parcours impressionnant et multi-culturel explique dans cet article les raisons pour lesquelles « l’impro a fait [d’elle] une meilleure entrepreneure ».

Son retour d’expérience m’a notamment permis de replacer les arguments suivants :

⇒ l’impro vous permet d’être le personnage que vous voulez. Dans ce sens, vous légitimez vous-mêmes vos actions et pouvez vous affranchir de ces auto-censures qui vous font préférer vous lancer demain…
⇒ Jouer un personnage n’est pas mentir : on peut montrer l’un des aspects de notre personnalité tout en restant authentique. De la même manière, nous pouvons nous lancer dans un projet entrepreneurial sans nous perdre, ni perdre nos valeurs.
⇒ L’ambiance de travail créative dans laquelle nous pousse le théâtre d’impro est un excellent terreau pour faire s’exprimer nos capacités d’investissement, d’ouverture, et d’implication, lorsque nous devenons passionnés !
⇒ la force du collectif que l’on développe en atelier nous rappelle que « les autres » peuvent aussi se montrer bienveillant et source de confiance. On peut se reposer sur ses partenaires quand l’équipe est soudée.
⇒ On relative notre rapport à l’erreur et notre jugement de soi. Se tromper une fois (erreur) n’est en rien un problème, c’est lorsque l’on se trompe plusieurs fois (faute) qu’il faut peut-être repenser la direction prise.
⇒ Sur scène, lorsqu’une phrase est lancée, quelle qu’elle soit, elle doit être assumée. Les spectateurs l’ont entendu, il n’est plus question de faire machine arrière, ni de se justifier à l’extrême (acceptation !).
⇒ le « oui et » issu de l’impro permet deux choses : valider le présent dans lequel nous sommes (oui), puis, proposer un élément permettant de faire avancer la situation (et). Acceptation, proposition.
⇒ Le jeu spontané entre plusieurs comédiens impose que ceux-ci s’expriment avec précisions, dans leurs mots comme leurs gestuels. Parler d’un projet professionnel demande le même effort et la même souplesse d’expression pour celui que le porte.
⇒ Enfin, la discipline n’est pas pratiquée que pour ses apports fonctionnels et ses vertus professionnalisantes, l’impro c’est aussi et surtout du fun ! Et il n’y a pas de raison que le monde du travail, sous ses impératifs de rigueur et de sérieux, n’ouvre pas sa porte au rire et au lâcher-prise.

Amis entrepreneurs, improvisez !

Social Builder – Storytelling associatif au féminin

Depuis 2011, l’association Social Builder a pour objectif de faire progresser la mixité et l’égalité Femmes-Hommes dans les sphères de décision par des actions innovantes en lien avec les jeunes professionnel-le-s et la valorisation de bonnes pratiques en la matière. De par les projets innovants qu’elle développe chaque année, la structure a grandi et intègre aujourd’hui une dizaine de femmes entrepreneuses et porteuses de projets. Leur prochaine mission ? Le Forum Jeunes Femmes et Numérique, à même de participer à la féminisation de cette branche en plein essor.

C’est pour parler de ces projets ambitieux que Social Builder a fait appel à La Désimpro. La session de formation aura permis au groupe de se positionner comme une équipe. En connaissant davantage les rôles de chacune, la diffusion de l’information sera plus claire, plus efficace. Les participantes se seront prêtées au jeu de la formation par l’improvisation, puis se seront essayées à des prises de paroles répétées. Le bénéfice est immédiat : un discours qui se rôde, une communication plus fluide, maîtrisée, et validée par chaque autre membre de l’association.

L’association Social Builder parle des projet qu’elle porte et des femmes qu’elle aide
L’association Social Builder parle des projet qu’elle porte et des femmes qu’elle aide

Trade School – le savoir-faire à échanger

trade school logoConnaissez-vous la Trade School ? Il s’agit d’un concept d’école éphémère participative qui souhaite faire l’éloge des nouveaux terrains de connaissance, pratiques ou théoriques, qui émergent du courant “Do it yourself”.

Cette association pleine d’initiative et de débrouillardise m’a donné envie de dispenser des cours d’initiation à l’improvisation afin d’exporter la méthode au-delà des frontières de l’entreprise… Le public est constitué de particuliers, curieux et intéressés, qui sautent sur l’opportunité d’un cours qui ne leur demandera que leur investissement physique et leur bonne volonté.

Ce genre d’atelier est idéal pour faire découvrir le théâtre d’improvisation, mais surtout ses plus-values en terme de prise de parole, d’esprit d’équipe et de lâcher-prise. En s’appropriant les bases de la discipline, à partir d’un échauffement à l’identique de celui que pratiquent les troupes professionnelles, les participants sont rapidement amenés à pouvoir jouer, prendre la parole, construire leurs histoires. Écoute, acceptation, construction d’un personnage, libération de l’imaginaire, sont autant de clés pour faire travailler leur sens de la communication et leur gestion de l’imprévu. C’est un moment fort, où la prise de risque est amortie par l’énergie bienveillante du groupe.

Venez tester par vous-mêmes de quoi vous êtes capables au prochain atelier !

Concours d’Eloquence de L’Ecole de l’Art Oratoire

Le 17 juillet 2014, dans les locaux de l’ENA, une poignée d’orateurs ont été sélectionnés pour participer à la finale du Concours d’Éloquence, organisé chaque année par l’École de l’Art Oratoire de Stéphane André. La vidéo ci-dessous est un court extrait d’une performance sur 10 minutes, évoquant la thématique de l’insertion des jeunes diplômés, pleins de talent, d’ambition, et pourtant sans emploi à la sortie des études.

Le discours conclu néanmoins sur une note positive et non négligeable : cette vague de désillusion a vu s’élever avec elle autant de créativité et d’ingéniosité qu’il en faut pour apporter une réponse adaptée au marché du travail. Là où le jeune diplômé n’a plus d’emploi, il a des idées et le courage de leur donner forme à travers une aventure entrepreneuriale passionnante…