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Les labos de la Désimpro

Improvisation et entrepreneuriat

drama-workshop-on-improvisational-acting-in-french-language-still-mask9L’entrepreneuriat est une aventure formidable mais aussi coûteuse pour celui qui se lance. Elle vous prend votre stabilité, elle grignote vos économies, elle vous isole de ceux qu’elle effraie, elle oriente votre parcours dans un chemin qui peut vous dépasser. C’est le risque, et c’est le jeu. Pourtant, quand vous le gagnez, la récompense est bien plus grande que tout ce que l’on a laissé alors.

Poupak Sepehri, une jeune femme au parcours impressionnant et multi-culturel explique dans cet article les raisons pour lesquelles « l’impro a fait [d’elle] une meilleure entrepreneure ».

Son retour d’expérience m’a notamment permis de replacer les arguments suivants :

⇒ l’impro vous permet d’être le personnage que vous voulez. Dans ce sens, vous légitimez vous-mêmes vos actions et pouvez vous affranchir de ces auto-censures qui vous font préférer vous lancer demain…
⇒ Jouer un personnage n’est pas mentir : on peut montrer l’un des aspects de notre personnalité tout en restant authentique. De la même manière, nous pouvons nous lancer dans un projet entrepreneurial sans nous perdre, ni perdre nos valeurs.
⇒ L’ambiance de travail créative dans laquelle nous pousse le théâtre d’impro est un excellent terreau pour faire s’exprimer nos capacités d’investissement, d’ouverture, et d’implication, lorsque nous devenons passionnés !
⇒ la force du collectif que l’on développe en atelier nous rappelle que « les autres » peuvent aussi se montrer bienveillant et source de confiance. On peut se reposer sur ses partenaires quand l’équipe est soudée.
⇒ On relative notre rapport à l’erreur et notre jugement de soi. Se tromper une fois (erreur) n’est en rien un problème, c’est lorsque l’on se trompe plusieurs fois (faute) qu’il faut peut-être repenser la direction prise.
⇒ Sur scène, lorsqu’une phrase est lancée, quelle qu’elle soit, elle doit être assumée. Les spectateurs l’ont entendu, il n’est plus question de faire machine arrière, ni de se justifier à l’extrême (acceptation !).
⇒ le « oui et » issu de l’impro permet deux choses : valider le présent dans lequel nous sommes (oui), puis, proposer un élément permettant de faire avancer la situation (et). Acceptation, proposition.
⇒ Le jeu spontané entre plusieurs comédiens impose que ceux-ci s’expriment avec précisions, dans leurs mots comme leurs gestuels. Parler d’un projet professionnel demande le même effort et la même souplesse d’expression pour celui que le porte.
⇒ Enfin, la discipline n’est pas pratiquée que pour ses apports fonctionnels et ses vertus professionnalisantes, l’impro c’est aussi et surtout du fun ! Et il n’y a pas de raison que le monde du travail, sous ses impératifs de rigueur et de sérieux, n’ouvre pas sa porte au rire et au lâcher-prise.

Amis entrepreneurs, improvisez !

Social Builder – Storytelling associatif au féminin

Depuis 2011, l’association Social Builder a pour objectif de faire progresser la mixité et l’égalité Femmes-Hommes dans les sphères de décision par des actions innovantes en lien avec les jeunes professionnel-le-s et la valorisation de bonnes pratiques en la matière. De par les projets innovants qu’elle développe chaque année, la structure a grandi et intègre aujourd’hui une dizaine de femmes entrepreneuses et porteuses de projets. Leur prochaine mission ? Le Forum Jeunes Femmes et Numérique, à même de participer à la féminisation de cette branche en plein essor.

C’est pour parler de ces projets ambitieux que Social Builder a fait appel à La Désimpro. La session de formation aura permis au groupe de se positionner comme une équipe. En connaissant davantage les rôles de chacune, la diffusion de l’information sera plus claire, plus efficace. Les participantes se seront prêtées au jeu de la formation par l’improvisation, puis se seront essayées à des prises de paroles répétées. Le bénéfice est immédiat : un discours qui se rôde, une communication plus fluide, maîtrisée, et validée par chaque autre membre de l’association.

L’association Social Builder parle des projet qu’elle porte et des femmes qu’elle aide
L’association Social Builder parle des projet qu’elle porte et des femmes qu’elle aide

Trade School – le savoir-faire à échanger

trade school logoConnaissez-vous la Trade School ? Il s’agit d’un concept d’école éphémère participative qui souhaite faire l’éloge des nouveaux terrains de connaissance, pratiques ou théoriques, qui émergent du courant “Do it yourself”.

Cette association pleine d’initiative et de débrouillardise m’a donné envie de dispenser des cours d’initiation à l’improvisation afin d’exporter la méthode au-delà des frontières de l’entreprise… Le public est constitué de particuliers, curieux et intéressés, qui sautent sur l’opportunité d’un cours qui ne leur demandera que leur investissement physique et leur bonne volonté.

Ce genre d’atelier est idéal pour faire découvrir le théâtre d’improvisation, mais surtout ses plus-values en terme de prise de parole, d’esprit d’équipe et de lâcher-prise. En s’appropriant les bases de la discipline, à partir d’un échauffement à l’identique de celui que pratiquent les troupes professionnelles, les participants sont rapidement amenés à pouvoir jouer, prendre la parole, construire leurs histoires. Écoute, acceptation, construction d’un personnage, libération de l’imaginaire, sont autant de clés pour faire travailler leur sens de la communication et leur gestion de l’imprévu. C’est un moment fort, où la prise de risque est amortie par l’énergie bienveillante du groupe.

Venez tester par vous-mêmes de quoi vous êtes capables au prochain atelier !

Concours d’Eloquence de L’Ecole de l’Art Oratoire

Le 17 juillet 2014, dans les locaux de l’ENA, une poignée d’orateurs ont été sélectionnés pour participer à la finale du Concours d’Éloquence, organisé chaque année par l’École de l’Art Oratoire de Stéphane André. La vidéo ci-dessous est un court extrait d’une performance sur 10 minutes, évoquant la thématique de l’insertion des jeunes diplômés, pleins de talent, d’ambition, et pourtant sans emploi à la sortie des études.

Le discours conclu néanmoins sur une note positive et non négligeable : cette vague de désillusion a vu s’élever avec elle autant de créativité et d’ingéniosité qu’il en faut pour apporter une réponse adaptée au marché du travail. Là où le jeune diplômé n’a plus d’emploi, il a des idées et le courage de leur donner forme à travers une aventure entrepreneuriale passionnante…